Faune

Published on mars 22nd, 2017 | by Margaux

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Faire un safari au Sri Lanka

Compte-rendu d’un safari au Sri Lanka


Cet article sera un peu différent des autres. J’ai demandé à mon ami Adnane, qui est un peu poète dans l’âme, son ressenti quand on avait fait notre premier safari au Sri Lanka ensemble. J’ai tellement aimé son style d’écriture et sa façon de raconter son safari que j’ai décidée de retranscrire tel quel son expérience.

J’espère que vous aussi vous allez apprécier sa plume et serez capable de vous immerger dans son esprit. En tout cas, son style m’a permis de revivre à nouveau ce safari et m’a rappelé de très beaux souvenirs.


Il en faut peu pour être heureux


Vous regardez Mowgly danser sur le ventre proéminent de Baloo entraîné par le courant d’un ruisseau de montagne. Bagheera ondule dans les ombres chaudes des banians avant de se lover sur une branche à l’horizontale au-dessus de l’eau. Vos yeux se ferment alors qu’un python de 6 mètres roule des yeux comme des soucoupes à cinquante centimètres de votre visage. Le livre de la jungle, de Kipling, vous tombe des mains. Enfin, pas vraiment en fait. Ce récit se passe en Inde, mais notre safari se déroule au Sri Lanka. Tant pis, on fera comme si.

Ne rêvez plus de votre safari : l’Airbus A380 de Fly Emirates atterri après 12 000 kilomètres dans le ciel. « Have a good day » susurre une hôtesse de l’air à la sortie de l’avion. Sono, lumières, tapis roulant, douane, passeports, formulaires de l’immigration. Enfin la porte s’ouvre sur l’espace. La chaleur étouffante et le manque de sommeil donnent le vertige. Vous n’avez rien organisé, mais vous connaissez votre but. La jungle, terrible jungle. Je reviendrai plus tard à l’apprentissage du pays.


Au milieu de la jungle, terrible jungle. Pas si terrible que ça en fait quand on y repense !


Des moines oranges


Le bus rural cahote sur une piste bardée de deux murailles vertes. Les passagers, pour la plupart, gardent le silence. Des enfants dorment. Deux moines vêtus de robe orange papotent en évitant de regarder les jeunes femmes en jupe. Un vendeur d’eau monté à l’arrêt précédent leur offre des bouteilles avec des gestes des mains signifiant : « Non c’est un don, pour vous, priez pour moi et ma famille ». L’engin stoppe, le vendeur descend en compagnie des passagers occis.

Un petit restaurant de bord de route vend des pastèques, des melons d’eau, des anones, des ananas, de la soupe. Je suis en nage. Toilettes. De l’eau sur le visage et les cheveux me rend un peu d’humanité. Je souris à une jeune femme. Elle me salue en joignant ses mains sur sa poitrine. « Vous allez dans la jungle pour safari ? » me demande-t-elle dans un anglais plus que correct. « Oui, c’est un rêve d’enfance ». « Alors bonne chance ! »


Mowgli, j’arrive


Pourquoi bonne chance ? Le guide que j’ai réservé depuis la capitale m’attend comme convenu dans le hall de ma pension. Nous échangeons des banalités sur la route à suivre, puis les objectifs de mon safari. Nous serons un groupe de 6 personnes dans un 4×4 de luxe. Nous convenons de nous retrouver à l’aube le lendemain matin.

Il me fait une liste des affaires à ne pas oublier. J’avais vu juste pour le port des vêtements. Quelques tee-shirts que vous pouvez acheter sur place, un pantalon léger, un short, de bonnes chaussures montantes et hermétiques. Crèmes anti-moustique qui rassurent, mais ne servent pratiquement à rien. Chapeau à la Indiana Jones. Lunettes de soleil. Bouteilles d’eau, appareil photo avec carte numérique de grande capacité. Jumelles à forte focale. Ca ne s’improvise pas un safari au Sri Lanka. Même si je l’aurais cru au début.

safari sri lanka
“Les ours comme Baloo sont gros, mais difficiles à observer en safari », me précise le guide qui se fout de moi en regardant la couverture du livre de Kipling.


Les pires prédateurs lors de safari


‘Bonjour, héllo, Aye, good morning.’ Le groupe commence à s’apprivoiser. N’oubliez jamais que nous avons là les plus terribles prédateurs de la nature sauvage. Direction le parc National et ses lacs aux centaines d’éléphants à courtes oreilles. Un aigle huppé, depuis l’espace infini, semble se demander s’il ne pourrait pas en grignoter un. Un ornithologue du groupe nous désigne un magnifique Pygargue blagre et des Milans sacrés.

Mais je ne peux pas détacher mes yeux des troupeaux d’éléphants. L’état sauvage les rend plus nobles. Plus souples, plus détachés de notre monde. Ils semblent communiquer avec insouciance. Ils ne nous regardent même pas, nous les hommes en safari. Nous n’existons plus. « Look » nous dit tout bas l’amoureux des oiseaux : il nous désigne un magnifique animal à plume, un paon bleu. Et plus loin une perruche à collier et un souimanga à croupion pourpre.

Diable d’homme comment fait-il pour se souvenir du tant de noms d’espèces volatiles. Moi c’est leur nom qui me semble volatil !


La montagne pleure


Nous quittons le parc aux éléphants le lendemain après une nuit en lodge. Soirée arrosée de bières et de jus de mangue. Sous la moustiquaire j’écoute Mowgly me raconter ses aventures. Un tigre passe-t-il dans les environs ? Des barrissements de bébé éléphant trouent le silence de la nuit. Moustiquaire et chaleur font bon ménage. Dors petit homme.

Matin calme dans le gazouillis d’un rollier sri lankais. La montagne au loin sue ses nuages de brume. Attention nous voilà. Au revoir rizières dans lesquelles dorment des buffles domestiques habités de hérons garde-bœufs. En quelques heures trop longues dans un véhicule climatisé, nous échappons petit à petit aux restes civilisés des parcs Nationaux. Si vous n’avez jamais côtoyé la jungle sri lankaise pour un safari, vous ne pouvez pas imaginer la qualité de sa densité. Comment va-t-on pénétrer dans ce tissu de fibres végétales tissées plus serrées qu’une cotte de maille ?

Le 4×4 évolue sur la piste devenue un sentier à peine praticable. Après des centaines de virages serrés, d’ornières boueuses, nous voilà enfin au pied de la montagne que nous allons escalader à pied. Notre écolodge est une pure merveille. Bungalows perdus dans les bois, décor antique. Nourriture simple. Je rêve d’amours éternels et de safaris sri lankais.


Un bungalow perdu en pleine jungle. Calme et dépaysement assurés !


Un monde d’eau et de vert amande


Départ avant l’aube. Nous verrons se lever le soleil depuis le sommet, un des plus fameux du Sri Lanka. Les averses ponctuent notre lent safari. Ici dans les ombres inaccessibles vivent des léopards. Une cascade décrit un orbe blanc sur le vert de la végétation perdue dans la nuit. Nous n’avons pas le temps de nous baigner dans les baignoires naturelles dont nous parle notre guide. Ce sera pour demain. Le jour n’attend pas les vacanciers pendant leur safari.

L’ascension se passe bien. Les trilles des oiseaux nocturnes troublent des cris de singes en rut. Les grenouilles font un vacarme ravageur. Qui a parlé de nuit calme dans la jungle ? Il semblerait que ce soit un monde de prédation, de règlements de comptes entre proies diverses. Notre ornithologue est un peu déçu par la rareté des oiseaux. Moi j’aime particulièrement ces graciles insectes volants appelés papillons qui migrent par millier vers le sud. Ils volent avec l’énergie du désespoir vers un lac de brume au-dessus duquel nous nous reposons.


A triompher sans gloire


J’avais été enchanté par mon arrivée sur les lieux de mes aventures, de mon safari personnel au Sri Lanka. Malgré mon impréparation volontaire, j’avais trouvé des gens sympas. Des tuk-tuk fidèles à leur réputation, des restaurants typiques. Des hôtels décatis ou luxueux.

J’avais déambulé en vélo dans des rues encombrées de tous les peuples du monde. Perdu un temps précieux à réserver des places dans des trains bondés. Parcouru des villes provinciales sur des vélos bringuebalants. J’avais lutté de toute mon âme contre l’envie de rester à l’abri d’un temple si doux qu’il m’en reste la saveur d’encens sur la peau. Contre deux pièces de monnaie, un moine m’avait béni à grandes eaux avec un balai-brosse. Puis il avait noué un ruban de prière à mon poignet. Il y est encore.

J’ai prié, un peu, pour la forme car je ne suis pas croyant. Mais comment ne pas l’être un peu dans un pays tel que le Sri Lanka ? Bouddha n’est pas Dieu après tout. Seulement un homme philosophe. Alors ? A la fin de mon safari, perchés sur mon rocher qui touche le ciel ; perdu au sein d’une nuée de papillons migrateurs (des âmes en fuite ?) le soleil semble vouloir me parler d’éternité. Alors je l’écoute et me repose. Il est couleur sang ce matin. Après une ascension sans péril, il triomphe avec gloire. Mon safari au Sri Lanka m’éveille au monde.

Guide Voyage au Sri LankaContenu du guide
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Introduction - 11 conseils aux voyageurs pour comprendre les coutumes locales - 7 choses cool du Sri Lanka - 5 endroits à voir absolument - 10 choses à faire absolument - 10 règles de sécurité pour votre voyage - Le coût de la vie (47 produits) - Les 6 arnaques les plus courantes - 3 suggestions d’itinéraires

Prix du guide : 9.95€Veuillez vérifier votre dossier spam, il se peut que l'e-mail arrive dans ce dossier.




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